Friday, May 10, 2013

Fwd: L'exigence de la saudade | Opens Friday 17 May | 6-9pm




Exhibition
L'exigence de la saudade 
Friday 17 May | 6-9pm: opening of the exhibition at Kadist Art Foundation - Gallery
dates and hours: 18 May - 28 July 2013 | Thur-Sun 2-7pm
Kadist Art Foundation, 19 bis-21 rue des Trois Frères, F-75018 Paris. 
tél. +33 1 42 51 83 49 | www.kadist.org
 
Artists
Padmini Chettur, Prajakta Potnis, Zamthingla Ruivah
 
with the participation of: Jean Bhownagary, Tyeb Mehta, Nalini Malani, Krishna Reddy, Maarten Visser 
cues: Yogesh Barve, Judy Blum, Sachin Bonde, Poonam Jain, Mangesh Kapse, 
Carla Montenegro, Amol Patil, Nikhil Raunak, Amita Sher-Gil, Alexandre Singh
in a place hidden: Prabhakar Pachpute in the public realm: Justin Ponmany
 
Events
Thurs  16 May | 8pm: Padmini Chettur performs her choreographic work 'beautiful thing 2' at Studio du Regard du Cygne
Friday 24 May | 7pm: Nalini Malani, Jyotsna Saksena, and Elvan Zabuyan in conversation at Kadist Art Foundation
 
 
Padmini Chettur, choreography notes for 'Pushed' 2005-6.
 
The exhibition brings together three artists from distant geographies within India - Padmini Chettur, a contemporary dancer, Prajakta Potnis, a visual artist, and Zamthingla Ruivah, a master weaver, whose works are conceptually engaged with remnant cultural forms, not as endangered traditions, rather to reinvent them in the present. These reinventions spring from the exigencies of political anguish, or the scouring for identities and representations, after the violence of cultural amnesia, experienced over the numbing of years as a kind of saudade. These artists create a complex backdrop of the Indian subcontinent, too culturally conjoined to other geographies for any sense of the nation to arise. In this word saudade, as in the name 'Bombay' (bom baía), is heard the persistence of a Portuguese past. Exigency and saudade, retain the tension of opposites; the consciousness of the past in the present, which permits the envisaging of what is still to come. 
 
Padmini Chettur was trained in a tradition of dance, revived in the 1930s after a century of forced amnesia. She displaces the choreographic tradition to a minimalistic language, which visually translates philosophical concepts of time and space as they relate to contemporary experience. The sculptural reliefs of lace and light, realised in situ by Prajakta Potnis come out of her observation of fissures or peeling walls, as witnesses of the social imaginary of the people who live within them. Zamthingla Ruivah revives the tradition of weaving, from the north-east of India, to narrate the events of a community. However, the stories she puts into geometric form, testify to a brutal political history. 
 
In the exhibition, the works will be in dialogue with those of certain Indian artists who were living in Paris in May 1968. Nalini Malani described her time in Paris as a 'prise de conscience'. She lends to the exhibition a small papier mache head, 'For the Dispossessed' made in Paris in 1971, out of the vivid pages of Le Nouvel Observateur, and referencing photographs of refugees fleeing the genocide during the Bangladesh Liberation War. The head also references what was happening in Paris, demonstrations for Angela Davis, and protests of the Vietnam War. 'Demonstrators' a sculpture by Krishna Reddy, is an eidetic memory of students outside his window in Paris in 1968. The last is a series of sketches made in Paris that year, by the polymath artist and magician Jean BhownagaryCertain cues and gestures - of dance, theatre, magic or music - can come close to those used in protest marches, and fall under social engagement, as much as art. The exhibition intertwines artistic practice with historical contexts, to understand the manoeuvring possibilities of culture.
 
L'exposition rassemble trois artistes originaires de régions de l'Inde très éloignées les unes des autres : Padmini Chettur pratique la danse contemporaine, Prajakta Potnis est une artiste plasticienne et Zamthingla Ruivah maîtrise l'art du tissage. Leurs oeuvres sont conceptuellement inspirées par des formes de culture traditionnelle qu'elles n'essayent pas de sauver de l'oubli mais plutôt de réinventer dans le présent. Ces réinventions naissent d'une nécessité face à l'inquiétude politique ou d'une quête des identités et de leurs représentations. Celles-ci font suite à une violente amnésie culturelle, ressentie pendant de nombreuses années comme une sorte de saudade. Ces artistes donnent à voir la complexité du subcontinent indien, trop lié culturellement au reste du monde, pour que le sentiment d'appartenance à une même nation puisse surgir. Le mot saudade par exemple, tout comme le nom de « Bombay » (bom baía), rappelle la persistance d'un passé portugais. L'exigence et la saudade, comme tension des contraires, serait cet état de conscience du passé dans le présent qui permettrait de trouver les moyens d'aller de l'avant.
 
Padmini Chettur a été formée à la danse traditionnelle, ravivée dans les années 1930 après un siècle d'amnésie forcée. Elle déplace cette tradition chorégraphique vers un langage minimaliste, qui traduit visuellement les concepts philosophiques de temps et d'espace au regard de l'expérience contemporaine. Les installations in situ de Prajakta Potnis sont nourries de ses observations des différents types d'architecture qui composent la ville. L'artiste restitue une histoire des disparités culturelles et des troubles sociaux en accentuant les dégradations des logements. Les fissures du mur, l'effritement de la peinture, font échos au vécu des habitants. Zamthingla Ruivah perpétue la tradition du tissage du Nord-est de l'Inde, associant des motifs géométriques pour raconter les événements de la communauté. Elle en fait toutefois des objets de lutte lorsque les récits qu'elle met en forme témoignent d'une histoire politique brutale. 
 
Dans l'exposition, ces oeuvres entrent en dialogue avec celles d'artistes indiens arrivés à Paris à la suite de Mai 68. Nalini Malani a décrit ce temps vécu à Paris comme « une prise de la conscience ». Elle prête pour cette exposition une oeuvre en papier mâché, 'For the Dispossessed', réalisée en 1971, à partir des pages percutantes du Nouvel Observateur, qui font référence aux réfugiés ayant fui le génocide de la guerre de libération du Bangladesh. Les Manifestants, une sculpture de Krishna Reddy, est un souvenir des étudiants vus depuis sa fenêtre en 1968. La troisième oeuvre est un masque en céramique réalisé cette même année à Paris, par l'artiste et magicien Jean Bhownagary. Certains gestes — en danse, théâtre, magie ou musique — peuvent être proches de ceux des mouvements de protestation et relèvent autant de l'engagement social que de l'art. Clark House Initiative est une structure curatoriale collaborative basée à Bombay qui, avec la Fondation Kadist, développe un projet où s'entrelacent pratiques artistiques et contextes historiques pour envisager les possibilités d'un après.
 
Event details:
Padmini Chettur Beautiful Thing II, solo dance
Jeudi, mai 16 à 19h00/ Thursday, 16 May | 8 pm, Studio du Regard du Cygne | infos pratiques 
Son langage chorégraphique est la mise en espace de concepts philosophique. Dans sa a plus récente pièce soliste, elle imagine comment se mouvoir dans le vide. Plus d'infos RSVP: contact@kadist.org
She takes choreography toward a sculptor's inquiry seeking philosophic ideas of space. She performs her most recent solo work in Paris, made up of revolving vacant shapes. More info
 
Nalini Malani Conversation
Vendredi 24 mai à 19h00/ Friday 24 May, at 7 pm, Kadist - Library 
L'artiste a vécu à Paris autour de Mai 68. Elle reviendra sur cette période décrite comme une prise de la conscience. Avec l'aimable participation de Jyotsna Saksena (politologue) et Elvan Zabunyan (historienne de l'art). Plus d'infos
The artist lived in Paris after May '68. She will evoke this period described by her as a "prise de conscience". With the kind participation of Jyotsna Saksena (political analyst) and Elvan Zabunyan (art historian). More info
 
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une exposition de / curated by Zasha Colah & Sumesh Sharma, Clark House Initiative (Bombay) 
commissaires en résidence à / curators-in-residence at Kadist Art Foundation




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Narendra Raghunath
Ph: +91 98 44 888 244

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